Stork harmonise l’identité électronique dans l’Union européenne

Interopérabilité | 03 août 2010
Stork est l’abréviation de « Secure idenTity acrOss boRders linKed ». Ce projet permettra aux citoyens d’utiliser leur identité électronique nationale dans n’importe quel Etat-membre et d'accéder ainsi à un plus grand éventail de services, dont la santé.
 
Stork harmonise l’identité électronique dans l’Union européenneStork a été lancé le 30 mai 2008 par la Commission européenne. Ce projet pilote à grande échelle vise à garantir la reconnaissance transnationale des systèmes nationaux d'identité électronique (eID), pour permettre un accès plus facile des citoyens aux services publics dans 13 États membres. 
 
Près de 30 millions de citoyens dans l'ensemble de l'UE utilisent leur carte d'identité électronique nationale pour accéder à une large gamme de services publics : prestations de sécurité sociale, allocations de chômage ou déclaration de revenus.
 
En harmonisant les systèmes d'identification électroniques existants, Stork va leur permettre d'utiliser cette identité électronique nationale - qu'il s'agisse de mots de passe, de cartes d'identité ou de codes PIN - dans d'autres pays de l’UE, et plus seulement dans leur pays. 
 

Un accès facilité à de nombreuses formalités

Le projet de la Commission européenne ouvre donc aux citoyens européens les portes de nombreuses formalités au-delà des frontières, tant par voie électronique sécurisée, en leur permettant de s'authentifier en ligne auprès d'administrations publiques étrangères pour effectuer certaines formalités, que directement sur place. À titre d’exemple, un étudiant pourra s’inscrire dans une université étrangère au moyen de l’identité numérique délivrée dans son pays d’origine et accéder aux soins avec cette même carte.
 

Une plate-forme européenne d’intéropérabilité

Le projet repose sur la construction d'une plate-forme européenne d'interopérabilité eID, qui rendra compatibles les systèmes utilisés jusqu'ici, fortement différents d’un pays à l’autre. L'objectif est en effet d'harmoniser et de relier les systèmes nationaux sans remplacer ceux qui existent déjà. 
 
Stork a reçu un financement de 10 millions d'euros de la Commission européenne sur les 20 millions que représente le projet. Le projet va s'étaler sur trois ans. 13 des 27 États membres de l’UE y participent, au côté de l'Islande : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, l’Estonie, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Slovénie et la Suède. Au total, 29 partenaires industriels, gouvernementaux et laboratoires de recherche font partie du consortium chargé de développer Stork.