Infrastructures, urbanisation et DMP au programme des 3èmes "Rencontres avec les Sociétés de Conseil"

Services | 15 nov. 2011
Les 3èmes Rencontres avec les Sociétés de Conseil, organisées par l’ASIP Santé le jeudi 10 novembre dernier, ont réuni plus de 50 professionnels issus des métiers du conseil (stratégie, management des TIC, conduite du changement…) pour un point d’étape sur les projets en cours de l’ASIP Santé, ainsi qu’un aperçu des grands chantiers à venir.

Au programme de ce troisième et dernier rendez-vous de l’année avec les représentants des sociétés de conseil : un point de situation sur les deux grands projets d’infrastructure qui seront mis en œuvre par l’ASIP Santé en 2012, le Répertoire des Acteurs Santé-Sociaux (RASS) et la Politique Générale de Sécurité des Systèmes d’Information de Santé (PGSSI), ainsi qu’une information sur les SI des Maisons de santé, et enfin l’actualité autour du déploiement du Dossier médical personnel (DMP).

Dans son introduction, Jean-Yves ROBIN, directeur de l’ASIP Santé, a rappelé la nécessité pour les cabinets de conseil de faire la pédagogie sur les différents projets mis en œuvre par l’ASIP Santé afin de limiter une dispersion des initiatives innovantes en e-santé et gagner en efficience. Il a notamment souligné le rôle prépondérant des acteurs du conseil dans une industrialisation de la conduite du changement, condition impérieuse pour l’appropriation d’outils tels que le DMP, le RASS ou encore la future Messagerie sécurisée de santé unifiée (MSSU).

Il a ensuite laissé la parole à Jean-François PARGUET, directeur du pôle « Référentiels, Architecture et Sécurité » de l’ASIP Santé, pour un point détaillé des travaux sur deux grands projets structurants qui seront lancés par l’agence en 2012 : le Répertoire des Acteurs Santé-Sociaux (RASS) et la Politique Générale de Sécurité des Systèmes d’Information de Santé (PGSSI).

S'agissant du RASS, Jean-François PARGUET a commencé par en rappeler les enjeux et objectifs : il s’agit en effet avec cet annuaire commun et partagé des acteurs du secteur sanitaire et social de structurer et centraliser l’identification de ces acteurs, et de rendre l’information correspondante accessible et opposable. Ce répertoire a pour vocation de prolonger l’actuel Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS) qui compte déjà plus de 240 000 Professionnels de santé, pour se substituer à terme à l’ensemble des annuaires nationaux, régionaux ou locaux existants. En outre, le dispositif se veut plus transparent, et prévoit notamment un accès grand public et une interface web. Jean-François PARGUET a enfin rappelé le rôle crucial des sociétés de conseil sur le plan de la coordination, notamment technique, garantissant l’interopérabilité des SI nécessaire à l’alimentation du répertoire, et donc l’utilité pour les usagers finaux de ce nouveau système.

Sur la PGSSI, Jean-François PARGUET a commencé par souligner la raison d’être du projet, à savoir offrir les mêmes garanties de sécurité et de confidentialité aux patients utilisant des systèmes d’information distincts, par la mise en place d’un cadre réglementaire strict et la création d’un espace de confiance numérique favorable à l’essor du partage de données médicales personnelles.

Initiée par la lettre de mission du 22 septembre 2011 d'Emmanuelle WARGON, secrétaire générale des ministères sociaux, pilotée par un comité associant divers acteurs institutionnels du monde la santé, la PGSSI pose les grands principes de la sécurité des données de santé et doit permettre de déboucher sur un ensemble de référentiels définis par l’ASIP Santé. Première échéance : la livraison d’une doctrine générale identifiant les grandes orientations de la PGSSI, prévue pour début 2012.

Après un rapide point d’étape de Jean-François PARGUET sur la CPS 3, Bruno GROSSIN, co-directeur du pôle  « Etudes et Conseil », est venu exposer l’avancée des travaux sur les systèmes d’information des Maisons et réseaux de santé. Il a notamment insisté sur le retour d’expérience apporté par les équipes d’appui à la coordination au sein des maîtrises d’ouvrage régionales, au travers de la mise en place des Plans Personnalisés de Santé (PPS) et leur usage des logiciels de coordination. Ces retours d’expériences serviront à enrichir le cadre national des systèmes d’information des réseaux de santé, réalisé en partenariat avec l’UNR Santé, et dont l’appel à commentaires est prolongé jusqu’au 30 novembre 2011.

Anne MONNIER, directrice du pôle « Territoires, développement des usages et communication opérationnelle », a ensuite présenté un compte rendu détaillé du projet « Emergence ». Pour rappel, ce projet, lancé en avril 2010, visait à relancer le DMP et les systèmes d’information partagés de santé en favorisant la structuration des maîtrises d’ouvrage régionales. En parallèle, une étude « Etat des lieux et perspectives des plates-formes régionales de services » avait été lancée. Plusieurs sociétés de conseil ont d’ailleurs depuis été associées à ce projet, via les maîtrises d’ouvrages régionales. Ces sociétés sont donc particulièrement concernées par les retours d’expérience rassemblés par l’ASIP Santé.

Enfin, Christophe COUVREUR, chargé de mission au sein du pôle « Territoires », a conclu cette après-midi riche d’informations en proposant un point d’étape global sur le déploiement du DMP, onze mois après le lancement du service.