La télémédecine a de l’avenir

Télémédecine | 21 juin 2010
En avril 2009, la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin, annonçait le lancement d’une mission sur la stratégie de développement de la télésanté, et abordait notamment le thème de la téléradiologie. Explications.
 
Deux professionnels de santé consultant un ordinateurLe 9 avril 2009, Roselyne Bachelot présentait avec les responsables de l’Agence des systèmes d'informations partagés de santé (ASIP Santé) les grands axes de la relance opérationnelle du DMP (Dossier Médical Personnel) et des systèmes d'information dans le domaine de la santé devant une centaine de personnalités du monde de la santé, rassemblées au ministère à l'occasion d'une « conférence publique » organisée sur ce thème. À cette occasion, la ministre de la Santé a commencé par rappeler le rôle de pilotage et de coordination qui serait confié à l’ASIP Santé pour les systèmes d’information de santé et en particulier le DMP. Elle s’est ensuite penchée sur la question de la télésanté, définie comme « l’ensemble des technologies qui facilitent la surveillance, le diagnostic, l’expertise voire les soins à distance ». Le thème de la téléradiologie a notamment été abordé, montrant la volonté du gouvernement de miser sur les technologies les plus pointues pour améliorer la prise en charge des malades. 
 

Une politique ambitieuse en matière de télésanté

Un rapport des conseillers généraux des établissements de santé Dominique Acker et Pierre Simon publié en janvier 2009 proclamait déjà  « priorité de santé publique » le déploiement de la télémédecine sur le territoire. Roselyne Bachelot est revenue sur le sujet, et a rappelé que « la télésanté offre des opportunités considérables pour mieux répondre aux besoins de santé des concitoyens ». C’est la raison pour laquelle le projet de loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) lui donnera le cadre juridique nécessaire à son développement. Mais pas seulement : la ministre a en effet montré son intention de « changer d’échelle » et de passer à la vitesse supérieure, et de « mener une politique résolument ambitieuse en la matière », en missionnant une haute personnalité chargée de définir une stratégie en matière de télésanté. Son but : proposer les objectifs que les pouvoirs publics devront se fixer en matière de télésanté, élaborer une feuille de route qui permettra de remplir ces objectifs et d’identifier les actions à mener pour lever les freins au développement de la télésanté.
 

Un déploiement des systèmes de téléradiologie sur le territoire

Toujours dans son discours, Roselyne Bachelot a expliqué qu’au-delà du DMP, les pouvoirs publics devaient mettre les technologies de l’information au service de l’accès aux soins et de la qualité des soins pour tous les concitoyens. « C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à l’ASIP Santé de promouvoir plusieurs projets, connexes au DMP, visant à favoriser la coordination des soins, a-t-elle expliqué. Une action volontariste doit en effet être menée pour développer les échanges sécurisés entre professionnels de santé et pour favoriser les échanges entre les établissements de soins et le secteur ambulatoire ». La ministre de la santé a ainsi spécifié que l’ASIP Santé devrait notamment coordonner le déploiement des systèmes de téléradiologie sur le territoire, afin d'améliorer la précocité des diagnostics en urgence des accidents vasculaires cérébraux (AVC).