
Développer l’usage du DMP tout en généralisant son déploiement
Points de vue | 14 mars 2012
Points de vue de Ludovic Chouet, directeur du GCS Emosist.
Par ailleurs, le système d’information de cancérologie permet à l’ensemble des professionnels de santé de disposer d’un outil de gestion des réunions de concertation plurisdisciplinaires (RCP), de consultation d’annonces, et qui est connectable au DMP.
Le système d’information et de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) permet de répondre à des besoins médicaux et de prise en charge spécifiques (télé-expertise, téléconsultation, téléassistance à la thrombolyse), en se fondant sur un outil de télémédecine unique et sur l’imagerie régionale.
Enfin, une refonte du portail régional vers un portail espace numérique régional de santé (ENRS) assure un accès unique aux services offerts.
En Franche-Comté, le choix a été fait de déployer le DMP dans toute la région, dès le lancement et en commençant par les dix principaux établissements de santé publics. Cette mobilisation importante des établissements a permis de donner un signal fort à la médecine de ville, qui s’est à son tour fortement mobilisée.
En 2011, le GCS Emosist a accompagné 13 établissements de santé en région. L’un des objectifs était de couvrir tous les types de structure : centre hospitalier régional universitaire (CHRU), centre hospitalier général (CHG), centre hospitalier (CH), hospitalisation libre (HL), soins de suite et de réadaptation (SSR), établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)… afin d’analyser dans chaque établissement les particularités organisationnelles et techniques, ainsi que les cas d’usages spécifiques du DMP.
Concernant la médecine de ville, l’accent a été porté sur les éditeurs DMP-compatibles (Imagine Edition, CLM, CompuGroup). Sur l’année écoulée, plus de 350 médecins généralistes ont été mis en capacité technique d’utiliser le DMP, ce qui représente 25 % des généralistes de la région. À ce jour, seuls 10 % de ces professionnels utilisent quotidiennement le DMP. L’objectif principal en 2012 sera donc de développer l’usage tout en généralisant le déploiement.
En Franche-Comté, le DMP gagne du terrain. L’année 2011 est marquée par les premiers retours d’expérience. Témoignage du directeur du GCS Emosist sur le DMP et les autres projets de e-santé.
Quels sont les projets majeurs du GCS Emosist ? En quoi répondent-ils aux spécificités régionales en matière d’organisation des soins et de démographie médicale ?
Le DMP, au travers des différentes étapes de sa mise en place (expérimentation, relance, amorçage), a toujours fait partie des projets majeurs du groupement. En effet, ce projet symbolise à lui seul l’un de ses objectifs, qui est de « travailler ensemble » pour améliorer la prise en charge des patients à l’aide des outils de gestion de l’information et de la communication.Par ailleurs, le système d’information de cancérologie permet à l’ensemble des professionnels de santé de disposer d’un outil de gestion des réunions de concertation plurisdisciplinaires (RCP), de consultation d’annonces, et qui est connectable au DMP.
Le système d’information et de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) permet de répondre à des besoins médicaux et de prise en charge spécifiques (télé-expertise, téléconsultation, téléassistance à la thrombolyse), en se fondant sur un outil de télémédecine unique et sur l’imagerie régionale.
Enfin, une refonte du portail régional vers un portail espace numérique régional de santé (ENRS) assure un accès unique aux services offerts.
Quelles sont les principales caractéristiques du projet DMP en Franche-Comté ?
En Franche-Comté, le choix a été fait de déployer le DMP dans toute la région, dès le lancement et en commençant par les dix principaux établissements de santé publics. Cette mobilisation importante des établissements a permis de donner un signal fort à la médecine de ville, qui s’est à son tour fortement mobilisée.
Quelles actions avez-vous menées en 2011, notamment pour accompagner le lancement du DMP ?
En 2011, le GCS Emosist a accompagné 13 établissements de santé en région. L’un des objectifs était de couvrir tous les types de structure : centre hospitalier régional universitaire (CHRU), centre hospitalier général (CHG), centre hospitalier (CH), hospitalisation libre (HL), soins de suite et de réadaptation (SSR), établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)… afin d’analyser dans chaque établissement les particularités organisationnelles et techniques, ainsi que les cas d’usages spécifiques du DMP. Concernant la médecine de ville, l’accent a été porté sur les éditeurs DMP-compatibles (Imagine Edition, CLM, CompuGroup). Sur l’année écoulée, plus de 350 médecins généralistes ont été mis en capacité technique d’utiliser le DMP, ce qui représente 25 % des généralistes de la région. À ce jour, seuls 10 % de ces professionnels utilisent quotidiennement le DMP. L’objectif principal en 2012 sera donc de développer l’usage tout en généralisant le déploiement.
