
Replacer le DMP dans une vision e-santé
Points de vue | 14 mars 2012
Points de vue de Noëlle Saint-Upery, directrice du GCS TéléSanté Aquitaine.
Créée fin 2002, la structure TéléSanté Aquitaine (TSA) intervient auprès des différentsacteurs des secteurs sanitaire et médico-social, dans l’objectif d’améliorer la qualité, la coordination des soins et le travail en réseau par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC). Elle est également l’ENRS aquitain, adossé à l’ARS aquitaine, et le relais de l’ASIP Santé. TSA accompagne en région le déploiement de grands projets nationaux (DMP, dossier communicant de cancérologie [DCC],…), ainsi que celui de services régionaux de e-santé tels que la messagerie sécurisée, la Web-conférence, les sites collaboratifs ou encore les dispositifs de télémédecine.
En 2011, notre action a été fortement axée sur le lancement du DMP. Nous avons accompagné cet événement auprès de dix établissements de santé, dont le CHU et l’Institut Bergonié, environ 700 professionnels de santé libéraux ainsi que des associations d’usagers. Ces travaux ont requis toutes nos compétences techniques, mais aussi nos capacités d’organisation, de formation et d’accompagnement au changement. Le déploiement s’est réalisé progressivement et nous l’avons accompagné dans toutes ses étapes. Au niveau des établissements de santé, par exemple, le démarrage a été très étalé dans le temps, essentiellement entre mai et la fin de l’année. Aucun établissement n’a un système informatique comparable à un autre, ce qui nous a conduits à suivre le rythme des éditeurs qui les équipent. Aujourd’hui, la mise en oeuvre opérationnelle est finalisée et nous nous attachons à mener des actions de remobilisation dans les établissements. L’objectif est que les actions deviennent pérennes et que l’usage du DMP puisse être généralisé au niveau de tous les services.
Côté professionnels de santé, la mise en place du DMP a été satisfaisante. 700 d’entre eux font d’ores et déjà des créations de dossier et 440 cumulent création et alimentation. Il nous reste cependant un très grand portefeuille de professionnels libéraux à convaincre. Nous restons optimistes, même si nous savons qu’ils sont très dispersés au sein d’une région géographiquement très vaste, dans laquelle les déserts médicaux ne sont pas rares.
Enfin, nous avons conduit des réunions pour présenter le DMP aux usagers et mené des actions d’information auprès des associations de patients. Pour 2012, nous pensons d’ailleurs mettre en place une manifestation sur la e-santé dédiée aux usagers, dans laquelle s’inscrira bien évidemment le DMP. Aujourd’hui, il est temps de désacraliser le DMP et de le replacer dans une vision e-santé comme un outil faisant partie intégrante du quotidien médical.
Le groupement d’intérêt économique (GIE) TéléSanté Aquitaine (TSA) a été créé fin 2002 afin de définir en région les besoins
Extrait du Rapport d'Activité 2011 de l'ASIP Santé.
En Aquitaine, le programme « émergence » a permis de mobiliser les établissements pionniers dans le déploiement du DMP. L’enjeu pour 2012 : la généralisation de son usage et le développement de programmes de e-santé.
Créée fin 2002, la structure TéléSanté Aquitaine (TSA) intervient auprès des différentsacteurs des secteurs sanitaire et médico-social, dans l’objectif d’améliorer la qualité, la coordination des soins et le travail en réseau par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC). Elle est également l’ENRS aquitain, adossé à l’ARS aquitaine, et le relais de l’ASIP Santé. TSA accompagne en région le déploiement de grands projets nationaux (DMP, dossier communicant de cancérologie [DCC],…), ainsi que celui de services régionaux de e-santé tels que la messagerie sécurisée, la Web-conférence, les sites collaboratifs ou encore les dispositifs de télémédecine.
En 2011, notre action a été fortement axée sur le lancement du DMP. Nous avons accompagné cet événement auprès de dix établissements de santé, dont le CHU et l’Institut Bergonié, environ 700 professionnels de santé libéraux ainsi que des associations d’usagers. Ces travaux ont requis toutes nos compétences techniques, mais aussi nos capacités d’organisation, de formation et d’accompagnement au changement. Le déploiement s’est réalisé progressivement et nous l’avons accompagné dans toutes ses étapes. Au niveau des établissements de santé, par exemple, le démarrage a été très étalé dans le temps, essentiellement entre mai et la fin de l’année. Aucun établissement n’a un système informatique comparable à un autre, ce qui nous a conduits à suivre le rythme des éditeurs qui les équipent. Aujourd’hui, la mise en oeuvre opérationnelle est finalisée et nous nous attachons à mener des actions de remobilisation dans les établissements. L’objectif est que les actions deviennent pérennes et que l’usage du DMP puisse être généralisé au niveau de tous les services.
Côté professionnels de santé, la mise en place du DMP a été satisfaisante. 700 d’entre eux font d’ores et déjà des créations de dossier et 440 cumulent création et alimentation. Il nous reste cependant un très grand portefeuille de professionnels libéraux à convaincre. Nous restons optimistes, même si nous savons qu’ils sont très dispersés au sein d’une région géographiquement très vaste, dans laquelle les déserts médicaux ne sont pas rares.
Enfin, nous avons conduit des réunions pour présenter le DMP aux usagers et mené des actions d’information auprès des associations de patients. Pour 2012, nous pensons d’ailleurs mettre en place une manifestation sur la e-santé dédiée aux usagers, dans laquelle s’inscrira bien évidemment le DMP. Aujourd’hui, il est temps de désacraliser le DMP et de le replacer dans une vision e-santé comme un outil faisant partie intégrante du quotidien médical.
A propos de…
Le groupement d’intérêt économique (GIE) TéléSanté Aquitaine (TSA) a été créé fin 2002 afin de définir en région les besoins
du secteur de la santé en matière d’échange d’information et de partage de compétence. Un premier bouquet de services e-santé est proposé aux professionnels de santé et aux citoyens aquitains dès 2004. En 2011, TSA se structure en GCS autour de 80 membres, fédérant de nombreux acteurs sanitaires et médico-sociaux autour de la e-santé.
Extrait du Rapport d'Activité 2011 de l'ASIP Santé.
